Une crise de colère est anxiogène pour les enfants mais aussi pour l’ensemble du cocon familial ! Le coussin de la colère est une des solution possible ! Cependant, connecter la colère à la violence n’est pas toujours la meilleure solution ! Transformer cela en jeu et peut-être que vous aurez un début de solution efficace !

Si tu fais une crise, va chercher ton « coussin colère » ! Lisez : »coussin de la colère »
La notion du “coussin de la colère” émerge comme une approche intrigante pour gérer nos émotions tumultueuses. Cet article explore la validité de cette pratique, ses avantages potentiels, les critiques qu’elle suscite, et comment elle peut être utilisée de manière constructive pour favoriser une transformation personnelle positive.
Il crie, il hurle, il tape parfois ? Comment gérer ce débordement d’émotions ?
Parce que le laisser exprimer ses émotions n’est pas un problème mais subir les cries et les coups n’est pas ok, je vous propose d’échanger sur cette alternative !
Le coussin de la colère c’est quoi exactement ?
Le “coussin de la colère” éveille la curiosité en tant qu’outil visant à canaliser l’énergie émotionnelle intense. Dans un monde où la gestion du stress et des émotions occupe une place centrale, cette approche mérite d’être explorée, ses contours compris et son utilité évaluée.
La Théorie derrière le Coussin de la Colère
L’idée sous-jacente repose sur le fait que permettre à la colère de s’exprimer de manière physique, comme en frappant un coussin, peut libérer l’énergie accumulée, prévenir la répression émotionnelle, et potentiellement éviter des décharges négatives dans d’autres domaines de la vie.
Néanmoins, apprendre à un enfant à expulser sa colère en frappant dans un coussin, est-ce finalement une bonne idée ? Je m’interroge souvent à ce sujet! Surtout lorsque je lis des articles ou des docteurs tel que Joel Monzee, docteur en Neurosciences, nous explique le schéma neuronal que cela implique.
À la place, il conseille de sauter sur place ou, encore mieux, sur un trampoline. Je mets quelques réserves sur l’utilisation d’un trampoline qui s’avère être une dès premières causes de fractures chez les enfants!
Comme à mon habitude j’aime avoir une information globale avant de prendre une décision sur l’utilisation d’un outil pédagogique tel que celui-ci ! Alors allons-y !
Les avantages du coussin de la colère
C’est un bon exutoire, c’est un bon moyen de vider le trop plein de colère.
Les partisans du coussin de la colère suggèrent qu’il peut être un moyen efficace de décharger le stress émotionnel. En offrant un exutoire sécurisé, il pourrait favoriser le soulagement immédiat et potentiellement réduire les tensions à long terme.
Utilisé avec discernement, le coussin de la colère pourrait trouver sa place dans un ensemble d’outils pour la gestion émotionnelle. L’intégration de pratiques telles que la méditation, la communication non violente et la prise de conscience émotionnelle pourrait compléter cette approche pour une transformation personnelle plus complète.
Les inconvénients du coussin de la colère
Cependant, des critiques soulignent que cette approche pourrait renforcer l’idée que la colère doit être évitée ou supprimée, au lieu de promouvoir une compréhension profonde de cette émotion. Certains experts remettent également en question son efficacité à long terme dans le développement de compétences émotionnelles durables.
Lorsque vous ressentez une une émotion forte, qu’est ce qui est le plus difficile à gérer pour vous ? Est-ce la colère qui vous traverse ou le fait qu’on vous demande de vous calmer ? Pour être efficace, la gestion émotionnelle doit être totalement automatisée et non conscientisée, c’est-à-dire qu’elle ne nécessite pas de réflexion. Ainsi, un coussin de la colère, ne peut pas être un mécanisme automatique. A ce constat d’autres s’imposent :
Associer la colère à la violence physique, est-ce vraiment une si bonne idée ?
Voici ma première grande question, enduite par quelques récentes lectures sur les sciences neurologiques, doit-on associer « colère » et « violence ». Proposer à l’enfant de taper lorsqu’il est en colère, l’invite à utiliser la violence pour extérioriser cette émotion.

La préoccupation soulevée est le risque que le coussin de la colère puisse simplement déplacer l’agression sans résoudre les causes sous-jacentes. Il est crucial d’explorer également des stratégies visant à comprendre et résoudre les racines de la colère pour une croissance émotionnelle authentique.
Nous nous étonnons ensuite des excès de violences qu’ils peuvent avoir plus tard ! Mais finalement n’est-ce pas nous qui avons gentiment introduit cette possibilité durant le plus jeune âge ?
Si votre volonté est de ne pas inclure la violence physique dans votre éducation, il serait peut être alors judicieux de ne pas enseigner la violence comme étant une alternative saine lors de crises de colères. On ne tape pas dans le coussin pour se calmer … mais on lui fait un câlin ! Qu’en pensez-vous ?

Un outil qu’on ne peut pas toujours avoir sur soi
On sait tous que les émotions peuvent arriver à tout moment. Une crise de colère peut arriver en tout temps et n’attend pas que nous rentrions à la maison pour se déclencher. L’utilisation d’outils comme le coussin de la colère, n’est pas toujours disponibles pour l’enfant lorsqu’il va ressentir cette émotion. Cependant, une bonne gestion émotionnelle doit être efficace en tout lieu.
Un outil avec une limite d’âge
Enfin, je trouve qu’à 15 ans (par exemple) il est plus adapté socialement de pourvoir dire son émotion avec une belle phrase en « je » que de frapper dans un coussin ou un autre objet. Cela pourrait être perçu comme de l’impulsivité alors pourquoi lui enseigner cette alternative si elle n’est pas pérenne dans le temps ?

Les autres solutions possibles pour une grosse colère
« Tu peux crier mais dans pas à côté de moi »! On accepte l’explosion d’émotion mais pas à côté de soi, préservez-vous !
Votre enfant doit apprendre à contrôler ses émotions. Soyez donc un modèle et montrez-lui comment faire. A long terme, les punitions n’ont pas l’effet souhaité car elles provoquent des sentiments négatifs tels que colère et haine et sont démotivantes. Si votre enfant est insolent, c’est qu’il se sent blessé. Les parents qui souhaitent être respectés de leur enfant doivent aussi agir de manière respectueuse avec lui.
Un non ferme pour les coups, morsures et hurlements
Vous imposez le non fermement! La colère ne permet pas tout ! Votre enfant doit comprendre que même en colère, on ne peut pas tout faire.
Ne jamais oublier que la fermeté et la bienveillance vont de paire !
Si on vous demande de choisir entre le fait d’inspirer et d’expirer ? Que choisiriez-vous ? Impossible de choisir, n’est ce pas ?
Il en va de même pour l’éducation, vous ne pouvez pas dissocier la fermeté et la bienveillance ! L’un doit aller avec l’autre.
Tout d’abord, il convient de replacer la bienveillance dans un contexte juste et pertinent. En effet, il ne s’agit pas de laxisme. Les parents qui permettent tout à leur enfant ne sont pas vraiment bienveillants. Ils peuvent contribuer à créer une personnalité mal structurée qui pourrait plus tard engendrer des relations névrotiques et conflictuelles avec les autres.
Être trop permissif, ce n’est pas rendre service à son enfant. Pour autant, il faut se garder de trop de sévérité. On l’aura compris, tout est une question d’équilibre.
En conclusion
L’idée du coussin de la colère offre un angle intéressant pour la gestion émotionnelle explosive, mais il est essentiel de l’aborder avec nuance. Comprendre la colère, plutôt que simplement la libérer physiquement, peut être la clé d’une transformation personnelle positive et d’une santé émotionnelle à long terme. L’adoption d’une approche équilibrée, combinant différentes méthodes, peut offrir une perspective plus complète sur la gestion des émotions et du stress dans nos vies mouvementées.
Quelques livres pour vous inspirer 🙂
Eduquer sans punir du Dr. Thomas Gordon
Amener ses enfants à modifier leurs comportements sans avoir recours ni aux punitions ni aux récompenses, en les responsabilisant. Des conseils fondés sur des études de cas. Même si les méthodes d’éducation ont changé, la discipline reste la préoccupation première des éducateurs. Or, nous savons maintenant que c’est l’autodiscipline qui apporte une plus grande satisfaction aux parents et qui réduit les troubles physiques et psychologiques chez les enfants. Il a été clairement démontré que l’autodiscipline augmente leur estime d’eux-mêmes, leur sens de l’initiative ainsi que leur réussite sociale et scolaire.


Un autre regard sur l’enfant
» L’adulte est véritablement aveugle à l’enfant « , écrivait Maria Montessori dans les années 1930. Bien avant Françoise Dolto, cette pionnière saluée par les grands esprits de son temps prend le parti de l’enfant et défend une représentation révolutionnaire de son développement. Qu’est-ce qu’un enfant ? Comment se développe-t-il dès la naissance ? Comment se construit en lui la confiance et l’estime de soi ? Comment lui apprendre à être, à penser, à agir, à » faire par lui-même « , pour reprendre sa formule érigée en slogan ? À toutes ces questions, Maria Montessori répond par une démarche propre : apprendre à observer l’enfant dès sa naissance dans les moindres détails, pour être en lien avec lui, pour cultiver cet art de la rencontre. C’est la clé de l’épanouissement de cet être en devenir. Plus que jamais, cette pédagogie reste à découvrir et à interpréter. C’est ce que Patricia Spinelli éclaire ici de manière tout à fait inédite, sous la forme d’un dialogue avec Karen Benchetrit. Une initiation très concrète et accessible à tous les parents et les éducateurs.
DISCIPLINE POSITIVE (LA) by JANE NELSEN
Mon livre de « table de chevet » au niveau éducatif. Je vous le recommande vivement.

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