Dans une société normalisée à tous les étages, on a souvent tendance à coller des étiquettes à nos enfants ! Et si on revoyait les codes de cette « normalité ? »

On nage à contre courant ?
J’entends souvent les parents me demander : »Mais comment faire pour qu’il soit normal ? »
Lorsque j’entends cette question, j’ai systématiquement cette réponse en tête ! C’est quoi finalement être normal ? Pour un enfant est-ce de rester sage et statique sur sa chaise ? Est-ce de faire exactement ce qu’on lui dit dès qu’on le lui demande ? Est-ce d’être poli ?
Oserons-nous dire qu’un enfant « normal » ça n’existe pas ? Oserons-nous dire qu’ils ont tous une particularité à une plus ou moins grande échelle ? Oserons-nous assumer qu’un enfant avec une particularité très prononcée c’est dur, pénible et déstabilisant au quotidien pour toutes les personnes qui y sont confrontées. Que votre enfant soit TDAH avec ou sans hyperactivité, DYS ou encore porteur d’un handicape de type trisomie ou autisme, on doit se le dire, c’est dur à vivre pour eux ET pour nous.
Ne vous trompez pas de combat, la société n’est ni adaptée, ni prête à se remettre en question sur ces sujets. Etre normal c’est plus simple… oui mais eux ! Malgré tous leurs efforts, ils ne parviendront jamais à être ce normal là ! Alors on fait quoi ?
On s’adapte ! On utilise des outils pour expliquer et adapter l’environnement de ces enfants ! L’idée n’est pas de se sacrifier sur l’autel de la parentalité bienveillante mais bien d’adapter pour vivre heureux « ensemble » !
Reprenons le contexte de ces enfants, pour apporter des solutions concrètes !

Etre normal, ça veut dire quoi ?
Il s’agit là d’une question philosophique mais essayons d’avoir quelques définitions en tête :
Selon le dictionnaire « Larousse », la normalité se définit comme ceci : « État, caractère de ce qui est conforme à la norme, à ce qui est considéré comme l’état normal. »
La norme se définit comme ceci : « Ensemble des règles de conduite qui s’imposent à un groupe social. »
Aussi, vous en conviendrez, la norme n’est pas quelque chose de figée ! Il est normal de penser que griller le feu rouge est dangereux ! En revanche, est-ce normal de penser qu’il y a une unique façon d’éduquer les enfants ? Je me questionne et vous ?
Je vous propose de faire un petit tour d’horizon sur les troubles dont on entend le plus parler pour ensuite évoquer quelques outils concrets qui pourraient vous aider dans votre quotidien ! Ready ?
C’est quoi un TDAH ?
Selon le site Ameli, voici une définition :
Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est caractérisé par l’association de trois symptômes dont l’intensité et la manifestation varient selon chaque personne :
- un déficit de l’attention (incapacité à maintenir son attention, à terminer une tâche, oublis fréquents…),
- une hyperactivité motrice (agitation incessante, incapacité à rester en place),
- une impulsivité (difficulté à attendre, tendance à interrompre les activités des autres).
Selon les enfants, l’un ou deux symptômes peuvent prédominer, mais dans près de 20 % des cas, les trois symptômes sont associés.
On ne peut parler de TDAH que si les symptômes :
- surviennent au cours de l’enfance, avant l’âge de 12 ans,
- présentent un caractère persistant (plus de 6 mois),
- retentissent sur les apprentissages scolaires, les relations sociales et la qualité de vie et constituent un véritable handicap pour l’enfant.
Une inattention, une hyperactivité ou une agitation peuvent être des traits de caractère d’un enfant ou des symptômes temporaires, en réaction à une situation difficile, sans pour autant appartenir à un TDAH.
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C’est quoi un DYS ?
Selon le site de la fédération française des DYS, voici une définition :
Les troubles neuro développementaux sont des troubles cognitifs et comportementaux qui se manifestent pendant l’enfance et qui impliquent des difficultés significatives dans l’acquisition et l’exécution de fonctions intellectuelles, motrices, langagières et sociales spécifiques.
Leur impact sur l’adaptation à différents niveaux de la vie de l’enfant et de l’adulte a des conséquences sur le fonctionnement personnel, social, scolaire et professionnel.
Dans cette catégorie des troubles neuro développementaux, les troubles « Dys » se distinguent des troubles du développement intellectuel et des troubles du spectre de l’autisme.
La définition des TSLA ou troubles « Dys »
Considérant que les fonctions cognitives représentent tous les processus mentaux par lesquels l’être humain acquiert l’information, la traite, la manipule, la communique, et s’en sert pour produire des actions ; alors les troubles spécifiques du langage et des apprentissages sont caractérisés par des dysfonctionnements dans le développement d‘une ou plusieurs de ces fonctions:
- Le langage
- La coordination motrice
- L’attention
- La perception
- La mémoire
- Les fonctions visuo-spatiales
- Les fonctions exécutives
Ces troubles sont dits « spécifiques » dans le sens où ils affectent une ou plusieurs des fonctions cognitives susmentionnées, mais pas l’ensemble du fonctionnement cognitif. Ils se distinguent ainsi de la déficience intellectuelle globale ou de l’autisme.
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C’est quoi un enfant trisomique ?
Selon le site perce neige, voici une définition de la trisomie :
Chaque personne porteuse d’une trisomie 21 est bien sûr unique et a sa propre personnalité, elle ne se résume pas à son anomalie génétique. Le handicap peut ainsi se manifester de manière très variable selon les personnes. La trisomie 21 se traduit principalement par une déficience intellectuelle généralement légère à modérée, des troubles de la croissance et une insuffisance de la tonicité musculaire associée à une hyperlaxité ligamentaire. L’importance du retard du développement psychomoteur dépend de chaque personne avec un rôle prépondérant joué par l’environnement, l’accompagnement et l’apprentissage dans le développement des capacités, puis de leur maintien. Certains signes morphologiques sont caractéristiques de la trisomie 21 : un visage rond avec un nez de petite taille, des yeux en amande, des mains et des pieds plutôt petits et une taille inférieure à la moyenne à l’âge adulte.
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C’est quoi un enfant autiste ?
Selon le site autismeinfoservice.fr voici une définition de l’autisme :
L’autisme n’est pas une maladie, c’est un trouble du développement d’origine neurologique. L’autisme se manifeste principalement par une altération des interactions sociales et de la communication et par des intérêts restreints et répétitifs. Ces troubles peuvent provoquer un comportement inadapté dans certaines situations. Ces signes peuvent généralement être identifiés avant l’âge de 3 ans.
Les caractéristiques psychologiques des parents ne sont pas responsables de l’autisme de l’enfant. Ne cherchez pas un événement traumatisant ou un comportement qui aurait pu le déclencher.
Lors de vos recherches sur l’autisme, vous verrez très certainement encore le terme de « TED ». Jusqu’à il y a peu, les Troubles Envahissants du Développement catégorisaient différents types d’autisme (Asperger, Rett, Landau-Kleffner, TED-NOS, etc.). Cette classification a désormais été remplacée par le Trouble du spectre de l’autisme (TSA). Cette formulation est aujourd’hui privilégiée, car elle démontre la diversité des cas rencontrés. Cette formulation « dimensionnelle » a en effet l’avantage de signifier la grande diversité de l’intensité des manifestations de l’autisme, au niveau cognitif, sensoriel, relationnel et communicationnel.
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Quelles solutions pouvons-nous proposer aux enfants TDAH ou DYS ?
La première étape, les outils pour « se comprendre » :
- livres jeunesse : il existe de nombreux livres sur le sujet. Je vous ai sélectionné quelques articles qui me paraissent intéressant.
- La petite casserole d’Anatole : voici mon article sur ce livre, cliquez-ici !
- Est-ce que tu m’aimeras encore ? : voici mon article sur ce livre, cliquez-ici !
- Je t’aimerai toujours, quoi qu’il arrive : voici mon article sur ce livre ! cliquez-ici !
- Les vidéos : ces vidéos traitent du sujet de la différence. Je sais que tous les enfants ne sont pas attirés par les livres, alors autant utiliser tous les outils à notre disposition :). Si vous hésitez avec les écrans, n’hésitez pas à lire mon article sur les écrans, ici. Quelques idées de courts métrages :
- Feeling letters : voici le lien de cette vidéo, cliquez-ici !
- Mind Games : voici le lien de cette vidéo, cliquez-ici !
- Float : voici le lien de cette vidéo ici, cliquez-ici !
- Les affiches
Vous trouverez des modèles d’affiche dans cet article. Les affiches sont un excellent support pour échanger. Elles sont en général assez parlantes, donnent beaucoup d’informations avec peu de lecture. N’hésitez pas à instaurer avec eux des café-philos ! Les plus petits aiment autant que les grands ! Vous pouvez commencer à débattre sur la base de ces supports à partir de 4 ans.
- Les cercle de parole
En fonction des besoins de vos enfants ou de vous même, vous pouvez participer à des groupes d’échange. Attention, le multi-générationnel ne marche pas très bien. En fonction de l’âge de votre enfant, ce sera chacun son groupe de parole 🙂
La seconde étape consiste à utiliser des outils pour « communiquer » :
- La petite valise: il s’agit d’un outil pour les parents. Ce dernier permet de définir vos objectifs éducatifs. Lorsque vous partez à la maternité, vous préparez soigneusement la valise de votre futur bébé, n’est-ce pas ? Il s’agit de faire la même chose pour le futur adulte qu’il deviendra. Avez-vous déjà essayé de vous poser la question suivante : »Avec quoi je veux que mon enfant parte de la maison ? »
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- Le vase : outil pour les parents et les enfants. Cet outil permet de prendre soin de soi. Je suis une grande convaincue que pour faire bien, on doit se sentir bien. Cela est valable pour les adultes mais aussi pour les enfants. Aussi, je vous invite à utiliser cet outil sans modération.
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- Mes besoins : définir ses besoins et ses limites. Il me parait impératif que vous sachiez définir vos besoins et vos limites pour pouvoir accompagner vos enfants. Il me paraît tout aussi important de leur enseigner le respect de ces derniers. Souvent, ce qui va nous faire déborder, c’est de ne pas respecter nos propres besoins ou limites. Par exemple, le matin vous avez besoin d’être à l’heure. Votre enfant à besoin d’un rythme tout doux. Il est assez logique si le moment du départ n’est pas anticipé que ça déborde, voir explose !
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- Les routines : définir un rythme de vie pour réduire les sources d’anxiété. Je vous invite à lire notre article sur le sujet. Les routines sont des outils simples, pratiques et puissants ! Je vous invite à les utiliser sans modération.
Vous trouverez des modèles gratuits et payants pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- L’utilisation du jeu et du « je ». Il est à mon sens important de bien comprendre cet outil. Pour l’imager, je vais vous donner un exemple :
- « Tu me fatigues »
- « Je suis fatigué(e) »
Que pensez-vous de ces deux phrases ? Pouvons-nous nous accorder sur le fait que dans les deux cas nous signifions le fait d’être fatigué(e) ? Seulement, dans un cas, je vais faire porter la responsabilité de ma fatigue à mon enfant et dans l’autre, je vais juste lui donner une information sur mon état général. Intéressant non ?
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- La feuille de brouillon : chaque blessure laisse une trace. Cet outil est rapide et très efficace. Il permet de démontrer que chaque blessure physique ou moral laisse une trace.
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- Les TEF : Le temps d’échange en famille. Cet outil vous permettra de programmer des temps de parole en famille où chacun sera libre de pouvoir s’exprimer. Cet outil est très puissant lorsqu’il est bien utilisé car il permet à chacun d’exister au sein de la famille. Vous pouvez mettre cela en place dès les 4 ans de votre enfant jusqu’à son départ de la maison. A utiliser sans modération.
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- Objectif solutions : cet outil vous permettra sous la forme d’un brainstorming de vous focaliser sur les solutions à un problème et non sur le problème en lui même. Par exemple, un enfant qui ne veut jamais ranger sa chambre. L’objectif serait de proposer des solutions applicables et qui conviennent à tous.
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
- Les « R » de la réparation : malgré tous nos efforts, tout ne se passe pas toujours comme nous le souhaiterions. Aussi, les 3 « R » de la réparation, vous permettront de corriger un comportement inapproprié. J’aime beaucoup cet outil car il permet de pouvoir réparer. Nous nous trompons toutes et tous quotidiennement. Savoir reconnaitre son erreur, dire pardon et réparer est à mon sens un magnifique enseignement !
Vous trouverez une fiche technique pour mettre en place cet outil dans notre espace « boîte à outil«
Quelles solutions pouvons-nous proposer aux enfants autistes et porteur de trisomie ?
Pour avoir accompagné des enfants porteur de Trisomie, il est tout à fait possible d’utiliser les mêmes outils.
Concernant les enfants autistes, je n’ai pas d’expérience à ce sujet. Je ne peux que vous proposer d’échanger avec vos éducateurs si un outil vous semble intéressant pour l’accompagnement de votre enfant. Des échanges que j’ai pu avoir avec des éducateurs spécialisés, il y a différents spectres autistiques. Aussi, des outils pourraient fonctionner avec les uns mais pas avec les autres. L’exploration me semble être le meilleur chemin d’accompagnement.

Mon avis sur le sujet
On ne peut pas tout connaitre, il me semble important de poser un diagnostic pour pouvoir accompagner votre enfant ! Attention poser un diagnostic, ne veut pas dire coller une étiquette ! Cela signifie qu’en connaissance de cause, on va pouvoir adapter les outils que nous utiliserons pour atteindre un objectif !
Chaque enfant est unique ! Porteur de particularités ou non, chaque enfant a besoin d’un accompagnement individualisé. Des outils sont plutôt longs à mettre en place et d’autres sont très rapides. N’hésitez pas à en essayer plusieurs! Aux personnes qui vous diront : »c’est ça que tu dois faire » ! Je répondrais qu’il est impossible de savoir si cela va marcher avant d’avoir essayé !
Alors, essayez, essayez et essayez encore ! Si un outil ne marche pas, passez au suivant ! Vous tomberez forcement sur un outil qui fonctionnera ! Durant tout ce cheminement, votre enfant observera que vous essayez avec lui !
Un dernier conseil, expliquez-lui qu’il n’y a pas d’échec ou de réussite ! Expliquez à votre enfant qu’il s’agit ici d’un grand laboratoire de la vie dans lequel nous allons mettre des ingrédients et voir ce que ça donne !
Je vous invite sincèrement à préserver votre enfant de cette notion d’échec et de la déception qui va avec ! Préservez autant que vous le pouvez sa dignité et sa confiance en lui! Je sais que ce n’est pas tous les jours facile pour vous aussi mais cela me parait indispensable pour garder votre enfant heureux !
En conclusion, la particularité de votre enfant n’est pas le vrai problème! Le problème est la manière dont nous l’accompagnons ! Je ne dis pas que les crises s’arrêteront toutes, mais elles diminueront considérablement.
Je ne dis pas que votre enfant sera comme les autres mais était-ce vraiment l’objectif ?
Je ne dis pas que vous serez moins fatigué mais cette fatigue sera plus facile car vous verrez votre enfant plus heureux. Vos échanges seront fluidifiés et apaisés. Par expérience, les parents que je rencontre ne cherchent pas à moins s’investir ! Ils cherchent de l’apaisement.
Si ces votre cas, n’hésitez pas à suivre mes prochains articles!
Quelques pistes de sujets d’échange :
- Es-tu heureux ?
- Comment te sens-tu avec les autres ?
- Qu’est ce que tu aimes faire ? Qu’est ce qui te fait du bien ?
- Qu’est ce que j’aime faire moi ? Qu’est ce qui me fait du bien ?
- De quoi as-tu besoin pour te sentir bien ?
- De quoi j’ai besoin pour me sentir bien ?
- Comment peut-on se sentir bien tous les deux ? Et en famille ?
Célicilou P.

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